Le Coriza chez les félins touche 47% des spécimens testés donc plus les Non testés c'est effrayant ...
Coryza : un terme général qui regroupe plusieurs maladies chez les félins domestiques ou sauvages et idem les fauves
Le mot « coryza » est souvent utilisé comme un nom courant pour désigner une infection respiratoire chez le chat. Ce n’est pas le nom d’une seule maladie ni d’un seul virus.
Le coryza félin correspond plutôt à un ensemble de maladies contagieuses qui peuvent provoquer des éternuements, un écoulement du nez, une conjonctivite, de la fièvre, des ulcères dans la bouche ou une perte d’appétit. Plusieurs agents infectieux peuvent être responsables, seuls ou associés chez un même chat. (merckvetmanual.com)
Un chat peut donc avoir « le coryza » sans que la cause soit exactement la même qu’un autre chat. C’est pourquoi le traitement et l’évolution peuvent varier considérablement d’un animal à l’autre.
Les principales maladies regroupées sous le terme « coryza »
1. L’herpèsvirus félin
L’herpèsvirus félin de type 1, aussi appelé FHV-1, est l’une des principales causes du coryza.
Il provoque généralement :
• des éternuements répétés ;
• un écoulement nasal ;
• des yeux rouges et larmoyants ;
• une conjonctivite ;
• parfois des ulcères de la cornée ;
• de la fièvre ;
• une fatigue importante ;
• une diminution ou une perte d’appétit.
L’herpèsvirus est particulièrement dangereux chez les chatons, les chats âgés ou les animaux fragilisés.
Peut-on éliminer complètement l’herpèsvirus ?
Dans la majorité des cas, non. Après la première infection, le virus reste généralement présent dans l’organisme sous une forme inactive, parfois pendant toute la vie du chat. On parle alors de latence virale.
Le chat peut néanmoins vivre normalement. Le virus peut rester silencieux pendant des années, puis se réactiver lors d’un stress, d’une maladie, d’un déménagement, d’une hospitalisation, d’une mise bas, d’une cohabitation difficile ou d’une baisse des défenses immunitaires.
Un chat porteur d’herpèsvirus n’est donc pas nécessairement malade en permanence. Il peut avoir une vie normale entre deux épisodes, mais il peut présenter des rechutes et transmettre le virus à d’autres chats, surtout pendant les périodes de réactivation. (Merck Veterinary Manual)
2. Le calicivirus félin
Le calicivirus félin, ou FCV, est également une cause très fréquente du coryza.
Il peut provoquer :
• des éternuements ;
• un écoulement nasal ;
• une conjonctivite ;
• des ulcères douloureux dans la bouche ;
• une salivation importante ;
• une difficulté à manger ;
• de la fièvre ;
• une fatigue générale ;
• une inflammation des gencives et de la bouche ;
• parfois une pneumonie.
Certaines formes provoquent également une boiterie temporaire chez les chatons. Plus rarement, certaines souches peuvent provoquer une forme systémique très grave touchant plusieurs organes.
Le calicivirus est-il guérissable ?
Le calicivirus est différent de l’herpèsvirus. La majorité des chats guérissent de l’épisode aigu, et beaucoup éliminent ensuite le virus.
Cependant, certains chats restent porteurs et continuent à éliminer le virus pendant plusieurs mois, parfois de façon intermittente. Dans les collectivités, les refuges ou les élevages, certains chats peuvent donc transmettre le calicivirus alors qu’ils ne présentent presque plus de symptômes.
Le calicivirus peut aussi être associé à une inflammation chronique de la bouche, appelée gingivostomatite chronique. Dans ce cas, le problème n’est pas toujours définitivement réglé par un simple traitement antibiotique, car il s’agit notamment d’une réaction inflammatoire et immunitaire persistante. (Cornell University College of Veterinary Medicine)
3. La chlamydiose féline
La chlamydiose féline est principalement due à la bactérie Chlamydia felis.
Elle touche surtout les yeux et provoque souvent :
• une conjonctivite très rouge ;
• des paupières gonflées ;
• un écoulement oculaire ;
• des yeux parfois collés ;
• des éternuements ;
• une légère fièvre ;
• une fatigue variable.
La chlamydiose peut toucher un seul œil au début, puis les deux yeux. Elle est surtout fréquente chez les jeunes chats et dans les environnements où de nombreux chats vivent ensemble.
Peut-on soigner complètement la chlamydiose ?
Oui, la chlamydiose est généralement traitable, car il s’agit d’une infection bactérienne. Le vétérinaire prescrit habituellement un antibiotique adapté, souvent pendant plusieurs semaines.
Le traitement doit être donné pendant toute la durée prescrite, même si les yeux paraissent rapidement améliorés. Un arrêt trop précoce peut favoriser une rechute ou une persistance de l’infection.
La chlamydiose peut parfois réapparaître lorsqu’un autre chat du foyer reste infecté ou lorsqu’il existe une co-infection avec un herpèsvirus, un calicivirus ou une autre bactérie. Elle ne doit donc pas être confondue avec une maladie virale qui resterait obligatoirement à vie. (ABCD Cats & Vets)
4. Les mycoplasmes
Les mycoplasmes sont de très petites bactéries pouvant participer aux infections respiratoires et oculaires du chat.
Ils peuvent provoquer :
• une conjonctivite ;
• un gonflement important de la conjonctive ;
• un écoulement des yeux ;
• des éternuements ;
• une inflammation du nez.
Certains mycoplasmes peuvent être présents chez des chats sans provoquer de maladie. Leur présence dans un prélèvement ne signifie donc pas toujours qu’ils sont responsables de tous les symptômes.
Lorsqu’ils sont réellement impliqués dans la maladie, ils peuvent être traités avec un antibiotique choisi par le vétérinaire. Le traitement dépend de l’examen clinique et parfois des résultats d’analyses.
5. Bordetella bronchiseptica
Bordetella bronchiseptica est une bactérie qui peut participer aux infections respiratoires du chat.
Elle peut provoquer :
• des éternuements ;
• une toux ;
• un écoulement nasal ;
• une conjonctivite ;
• une atteinte respiratoire plus importante chez les chatons ou les animaux fragiles.
Cette bactérie est traitable dans de nombreux cas, mais elle peut être plus difficile à contrôler lorsque plusieurs chats vivent ensemble ou lorsque les animaux présentent déjà une infection virale.
6. Les infections bactériennes secondaires
Un virus peut fragiliser les muqueuses du nez, de la gorge et des yeux. Des bactéries peuvent alors se multiplier secondairement.
Dans ce cas, le chat peut présenter :
• un écoulement nasal épais ou purulent ;
• des croûtes autour des narines ;
• une aggravation de la fièvre ;
• une baisse d’appétit ;
• une fatigue plus importante.
Les antibiotiques ne détruisent pas les virus. Ils sont utilisés uniquement lorsque le vétérinaire suspecte ou confirme une infection bactérienne, ou lorsque l’état général du chat le justifie.
Résumé : quelles maladies restent présentes à vie ?
Herpèsvirus félin
Oui, souvent sous forme latenteLe virus n’est généralement pas éliminé, mais les symptômes peuvent disparaître
Calicivirus félin
Parfois, pendant plusieurs mois ou plusBeaucoup de chats guérissent, mais certains restent porteurs
Chlamydiose féline
Pas habituellement à vie après traitement adaptéOui, elle est généralement traitable
Mycoplasmes
Variable selon l’espèce et le contexteSouvent contrôlables ou traitables
Bordetella
VariableGénéralement traitable, selon la gravité
Infection bactérienne secondaire
Non, si elle est correctement traitéeOui, dans la plupart des cas
Cette classification reste générale. Un chat peut être infecté par plusieurs agents en même temps, ce qui complique le diagnostic et peut prolonger la durée des symptômes.
Un chat porteur est-il forcément malade ?
Non. Un chat porteur peut ne présenter aucun signe visible.
Il peut cependant :
• éliminer le virus de manière intermittente ;
• contaminer un autre chat ;
• présenter une rechute lors d’un stress ;
• rester plus sensible aux infections respiratoires ;
• développer une conjonctivite ou un écoulement nasal chronique.
Il faut donc distinguer trois situations :
Le chat guéri
Le chat ne présente plus de symptômes et l’agent infectieux a été éliminé ou n’est plus détectable. Cette situation est possible avec plusieurs bactéries et avec une partie des infections à calicivirus.
Le chat porteur sain
Le chat paraît normal, mais il peut encore héberger ou éliminer un agent infectieux. Il peut parfois contaminer d’autres chats, surtout dans une collectivité.
Le chat porteur avec symptômes chroniques
Le chat conserve des signes intermittents ou permanents : nez encombré, éternuements, yeux fragiles, conjonctivites répétées, inflammation de la bouche ou respiration bruyante.
Dans ce dernier cas, les symptômes ne signifient pas toujours que le virus est constamment actif. Ils peuvent aussi être liés à des séquelles : muqueuses abîmées, inflammation chronique, obstruction nasale ou infection bactérienne secondaire.
Le chat peut-il vivre normalement avec un coryza chronique ?
Oui, de nombreux chats porteurs vivent très bien avec leur maladie.
Un chat ayant un herpèsvirus latent ou un calicivirus ancien peut :
• manger normalement ;
• jouer ;
• vivre avec sa famille ;
• avoir une espérance de vie normale ;
• ne présenter que de rares épisodes de symptômes.
Certains chats gardent toutefois une fragilité des yeux, du nez ou de la bouche. Ils peuvent avoir besoin de soins réguliers, d’un suivi vétérinaire et d’une réduction du stress.
Un coryza chronique ne signifie donc pas automatiquement que le chat est condamné à souffrir ou qu’il ne peut pas avoir une bonne qualité de vie. La gravité dépend de l’agent en cause, de l’âge du chat, de son immunité, de ses vaccinations, de la présence d’autres maladies et de la qualité de sa prise en charge.
Quelles maladies ne faut-il pas confondre avec le coryza ?
Certaines maladies peuvent provoquer des symptômes proches sans faire partie du coryza classique.
Il peut notamment s’agir :
• d’une allergie ;
• d’un corps étranger dans le nez ;
• d’un ulcère de la cornée ;
• d’une maladie dentaire ;
• d’une inflammation chronique des sinus ;
• d’un polype nasopharyngé ;
• d’une tumeur ;
• d’une infection fongique ;
• de la leucose féline ou du sida du chat, qui peuvent affaiblir les défenses immunitaires ;
• d’une pneumonie ou d’une autre maladie respiratoire.
Un écoulement nasal ou oculaire qui dure plusieurs semaines ne doit donc pas être automatiquement attribué à un « simple coryza ».
Comment le vétérinaire identifie-t-il la cause ?
